Productions subventionnées et commerciales
Une œuvre aidée se pilote par son coût de référence, un film de commande par sa marge. Deux économies qui ont produit deux familles de productions — la suite Xotis d'un côté, AlphA de l'autre. maG dialogue avec les deux.
« Société de production » recouvre des métiers dont l'économie diffère du tout au tout. Un long métrage d'auteur et un film publicitaire mobilisent les mêmes équipes, les mêmes prestataires et le même savoir-faire de plateau. Ce qui les sépare, c'est la question à laquelle la gestion doit répondre.
Pour l'œuvre aidée : ai-je dépensé conformément à ce que j'ai déclaré, et comment en justifier rapidement ? Pour la commande : quelle est ma marge ? Deux questions, deux façons de tenir un budget.
Les œuvres soutenues par la création
Elles ont en commun un plan de financement multi-guichets, un coût de référence déposé, et un rendu de comptes en fin de parcours.
Ce que la gestion doit produire sur ces projets tient en trois mots : traçabilité, éligibilité, justification. Pour chaque dépense, quatre informations doivent être lisibles : le poste du devis déposé auquel elle se rattache, la région où elle a été réalisée, son éligibilité à l'assiette du crédit d'impôt, et la pièce qui la justifie. Cette information se pose à l'arrivée de la facture, ou se reconstitue à la fin — et la reconstitution coûte des semaines.
Les productions de commande
Ici, un client commande, un devis est accepté, une facture est émise. Pas de guichet, pas de rendu de comptes — mais une marge à défendre, sur des délais souvent très courts.
Le pilotage attendu change de nature. Ce qui compte est le devis client contre le réalisé, la marge par projet, et l'état de la facturation : ce qui est facturé, ce qui reste à facturer, ce qui est encaissé. Les axes d'éligibilité et de région, indispensables plus haut, ne servent à rien ici.
Deux familles d'outils, longtemps séparées
Cette différence d'économie a produit, au fil des années, deux écosystèmes logiciels distincts. Chacun s'est construit autour d'une pratique, et chacun l'a servie très correctement — chacun de son côté.
Un groupe de sociétés qui fait les deux se retrouve donc avec deux chaînes parallèles : deux façons de chiffrer, deux façons de suivre, deux endroits où lire un chiffre.
maG parle aux deux
C'est précisément le point de départ de maG : dialoguer avec les deux familles plutôt que d'en choisir une. Vos outils restent en place, et le circuit financier se tient au même endroit.
Le paramétrage suit le projet
La logique de pilotage se choisit à l'ouverture du projet. Un projet aidé s'ouvre avec sa matrice, ses axes d'éligibilité et son plan de financement. Un projet de commande s'ouvre avec son devis client et sa lecture en marge. Les circuits de validation arrivent déjà en place pour chaque type.
Le plus souvent, d'ailleurs, ces deux activités ne cohabitent pas dans la même entité : un groupe abrite la fiction aidée dans une société, la publicité dans une autre, et parfois la distribution, l'exploitation ou une SCI dans une troisième. Chacune a sa comptabilité, son exercice, son expert-comptable — et c'est très bien ainsi.
Ce que maG apporte à ce montage, c'est l'uniformité en amont : les mêmes matrices, le même outil, la même méthode de pilotage d'une société à l'autre. Les équipes qui passent d'un projet aidé à une campagne retrouvent les mêmes gestes, et il suffit d'un clic pour changer de société.
C'est ce qui permet de répondre à la question du dirigeant, celle qui ne distingue pas les genres : où en est chaque projet de la société, et que pèsent-ils tous réunis ?
Voir les deux logiques sur vos propres projets
Une démonstration sur un projet aidé ou sur un projet de commande, selon ce qui vous concerne : la matrice, les axes analytiques, la marge, et la vue d'ensemble de la société.
Prendre rendez-vousPour aller plus loin : le plan de financement d'un film, holding, distributeur, exploitant, SCI, maG pour l'audiovisuel et le cinéma et voir le coût réel d'un projet.