Spécificités de la comptabilité d'une société de production
Pour un expert-comptable, un dossier de production ressemble à peu de choses près à un dossier de PME — jusqu'au moment où il faut sortir le coût d'un film, justifier une assiette de crédit d'impôt et rendre des comptes à un financeur public. Voici ce qui change, et comment travailler dans le même outil que votre client.
La tenue de la comptabilité d'une société de production ressemble d'abord à toute autre : comptabilité générale, TVA, clôture annuelle. Ce qui la distingue tient à ce qu'on lui demande en plus : le coût complet de chaque œuvre, cumulé depuis son développement, opposable à un devis déposé des années plus tôt et vérifiable pièce par pièce.
Cette exigence vient des financeurs — CNC, régions, diffuseurs, coproducteurs — et de l'administration fiscale pour le crédit d'impôt. Elle transforme l'analytique, ailleurs facultative, en colonne vertébrale du dossier.
Cinq particularités du dossier
Les allers-retours autour de la pièce
Sur un dossier de production, une part des échanges entre le cabinet et son client porte sur la matière plutôt que sur son analyse : à quel projet appartient cette facture, où se trouve le justificatif, pourquoi cette dépense de post-production est-elle passée en société plutôt qu'en film. Ces allers-retours tiennent à la nature du secteur — des équipes qui changent à chaque film, des pièces qui arrivent du plateau, un devis déposé des années plus tôt.
Trois moments les concentrent.
Un outil où le cabinet a sa place
Ces trois moments ont une cause commune : l'information analytique est reconstituée après la dépense, loin du moment où elle a eu lieu. Quand les équipes de production la posent dès l'arrivée de la pièce, le travail du cabinet se déplace — de la reconstitution vers l'avis.
C'est ce que permet un outil collaboratif comme maG, en amont de votre logiciel comptable. Producteur, direction de production, chef·fes de poste, administration, cabinet comptable et commissaire aux comptes y travaillent au même endroit, chacun sur son périmètre : les équipes imputent la dépense à son arrivée, le cabinet vérifie les écritures et les transfère. Une seule chaîne, sans envoi de dossiers d'un outil à l'autre.
Le conseil, cœur du métier
Le circuit suit un ordre simple. La dépense arrive d'abord dans maG : les équipes de production l'imputent au projet et au poste, avec son justificatif. L'écriture y est ensuite proposée, compte et TVA compris. Le cabinet entre alors dans maG pour la vérifier, puis la transfère vers son propre logiciel. Enfin, la fiabilité de la comptabilité, le bilan, la liasse et l'attestation relèvent de l'expert-comptable, comme toujours.
Ce circuit repose sur un paramétrage, et c'est là que le cabinet est sollicité en premier : plan comptable, journaux, comptes de tiers, traitement de la TVA et de ses taux réduits, axes analytiques. Ce sont vos choix, posés une fois, qui déterminent ce que maG proposera ensuite sur chaque dépense.
Plus ce paramétrage est fin, plus l'information qui en ressort est précise et juste — et moins il reste d'écritures à reprendre à la vérification. C'est un investissement de quelques heures au démarrage, qui produit ses effets sur toute la durée des projets.
Le rendez-vous de la facture électronique
La réforme rend la réception obligatoire pour toutes les entreprises assujetties à la TVA, et l'émission suit selon la taille. Pour une production, elle apporte un bénéfice inattendu : la facture arrive structurée — fournisseur, montants, TVA — et peut être affectée dès son arrivée au bon projet et au bon poste.
C'est le moment naturel pour poser l'analytique à la source plutôt qu'à la clôture. Vos clients producteurs vont devoir choisir leur dispositif dans les prochains mois : c'est l'occasion de regarder avec eux ce qui se passe entre la réception de la facture et son écriture.
Voir ce que votre cabinet recevrait
Une démonstration à partir d'un de vos dossiers de production : le circuit d'une pièce jusqu'à l'écriture, votre espace de vérification, et l'export au format de votre logiciel.
Prendre rendez-vousPour aller plus loin : maG pour les experts-comptables et les CAC, constituer l'assiette du crédit d'impôt au fil de l'eau, le rendu de comptes au CNC et l'archivage des pièces.